Lorsque la mobilité est considérée comme une intervention clinique quotidienne plutôt qu'une tâche thérapeutique occasionnelle, les chutes, les problèmes cutanés et la manutention sécuritaire cessent de se disputer l'attention et commencent à progresser de concert.
LE PROBLÈME
Dans la plupart des établissements, la mobilité est reléguée au calendrier des séances de physiothérapie, réservées à certains résidents, certains jours, lors de séances dédiées. Entre ces séances, la mobilité diminue graduellement et le déclin s'installe insidieusement. Il en résulte une érosion lente de la force, de l'équilibre et de la résistance des tissus, qui se manifeste plus tard par une chute, un escarre ou un transfert nécessitant soudainement deux personnes au lieu d'une.
Le problème fondamental est qu'on gère les conséquences de manière cloisonnée. Les chutes ont leur comité. Les problèmes de peau aussi. La manutention sécuritaire fait l'objet d'un programme. Mais la cause première qu'ils ont en commun, à savoir la possibilité et la manière dont les résidents se déplacent, est rarement prise en charge par un comité dédié.
CE QUI A ÉTÉ FAIT
Les équipes proactives repensent la mobilité comme un outil thérapeutique : une intervention quotidienne et ciblée, intégrée au plan de soins et partagée entre les équipes soignantes, de réadaptation et de soins directs, sans être déléguée à une seule discipline. La mobilisation devient une exigence de chaque quart de travail, soutenue par des normes claires et un équipement standardisé, garantissant ainsi une prise en charge identique quel que soit le personnel ou le lieu de soins.
C'est là que les programmes de mobilité standardisés et la formation clinique jouent un rôle essentiel : ils offrent aux équipes un langage commun pour des mouvements sécuritaires et une méthode reproductible pour les intégrer aux soins courants.
LE RÉSULTAT
Une approche unique et partagée qui relie les chutes, l'intégrité cutanée et la manutention sécuritaire des résidents dans le cadre d'une stratégie de mobilité unique, favorisant une reconnaissance plus précoce des risques, des soins plus cohérents d'un quart de travail à l'autre et une présentation plus claire pour les enquêtes et les discussions sur la qualité.
POURQUOI C'EST IMPORTANT
- La mobilité est le facteur commun en amont des chutes, des escarres et des transferts dangereux ; y remédier une seule fois peut avoir une incidence sur ces trois éléments.
- Considérer le mouvement comme une intervention quotidienne permet de préserver les capacités fonctionnelles et la dignité des résidents plutôt que de gérer le déclin une fois qu'il est apparu.
- Une approche partagée en matière de mobilité permet de réduire les efforts redondants entre les comités de prévention des chutes, de soins de la peau et de SPHM.
- La cohérence entre les différents quarts de travail et les différents contextes favorise la préparation aux enquêtes et le respect du plan de soins.
- Cela permet aux gestionnaires cliniques de présenter un seul bilan des résultats au lieu de trois.
PREUVE
La perspective clinique développée en collaboration avec un partenaire présente les chutes, les lésions cutanées et les blessures liées à la manutention comme des symptômes d'une cause profonde commune, l'immobilité, plutôt que comme trois problèmes distincts.
« Lorsque vous considérez la mobilité comme un médicament, vous n'ajoutez pas un programme ; vous vous attaquez à la cause profonde des chutes, des escarres et des blessures des aidants. »
Dr Mike
LA DIFFÉRENCE JOERNS
Joerns conçoit la mobilité comme un système, et non comme une simple liste de produits. Grâce à des programmes de mobilité standardisés et à une formation clinique, appuyés par un équipement conçu pour faciliter les mouvements en toute sécurité, Joerns aide les équipes à mettre en œuvre le principe « la mobilité est un médicament » au chevet du patient, de manière cohérente et dans tous les contextes de soins.
APPEL À L'ACTION
Analysez la place qu'occupe réellement la mobilité dans votre flux de travail quotidien aujourd'hui : dans le plan de soins ou comme une simple réflexion après coup sur le calendrier thérapeutique, dans tous les contextes où vous intervenez.